Vide Spirituel Intersideral

« Pour si j’reviens pas »

by admin on nov.19, 2009, under Bouillie informe

Parfois je me demande

Ce qui peut bien faire qu’un arbre se décide à sortir de sa cachette sous terre au milieu d’une prairie toute verte, tout seul, et près d’une voie ferrée

Si mes actions et mes tentatives ne sont que de pathétiques imitations d’actes plus vrais et plus purs,  ou encore d’infantiles idéaux reproduits (mal reproduits) pour avoir l’illusion d’être  cette chose si bien que je ne suis pas

Quelle peut bien être l’origine étymologique des  allumettes « matches »

Si, un jour, j’arriverais à terminer un de mes cursus, mais avant ça, ce foutu bouquin de sociologie

Si, un jour, on se rendra compte qu’on fait toujours ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse

Si,  un jour, quand les membres des êtres humains se reconstitueront tout seuls, la faim dans le monde n’existera plus.

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« Maboroshi no.. tsuki? »

by admin on oct.29, 2009, under Dans les lezardes

Étroitement voilé de nuits corsetées

J’aime ce secret morcelé

A un souffle, indistinct,

A jamais

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« Comment mange Brundle Mouche »

by admin on sept.30, 2009, under La Panique

Vous maîtrisez l’oral.

Vous maîtrisez l’oral, m’a t il dit.

Je maîtrise l’oral.

Ça me choque pas autant que le changement de programmation de Saint Seiya sur Mangas qui m’a fait louper l’épisode avec Camus, mais quand même.

Je maîtrise l’oral. J’avais envie de lui demander si lui, en disant ça,  il était bien sûr de maîtriser l’écoute.

N’empêche. J’ai un débit trop rapide. Mais je maîtrise l’oral.

Je suis retournée comme une petite tortue. Mes pattes s’agitent. Du coup j’ai fait toute la vaisselle en retard.

Je maîtrise l’oral sur sept minutes trente, sept minutes trente d’impro, parce que j’étais trop stressée pour lire mes notes. Ca veux dire que je suis capable de compresser 2 minutes 30 en une seule.

1=2,3

7= 16,1 min de temps de parole.

La classe.

Quanto !

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« Trois, quatre, monte les marches, quatre à quatre »

by admin on sept.27, 2009, under Dans les lezardes

J’ai découvert une chose proprement terrifiante….

Imaginez-vous : la nuit, un éclairage « semi-urbain », à savoir un lampadaire  qui pisse sa lumière vaguement orange tout les 5 mètres, et bien sûr, les arbres.

Les gros arbres qui bordent les trottoirs dans les petits villages.

Regardez bien, vous qui êtes à la place du mort, après une rude semaine qui s’achève enfin.

Quelle que soit la puissance des phares de la voiture que vous hantez, l’ombre des arbres ne disparait jamais. Jamais totalement. Jamais vraiment.

Observez-la bien, elle s’estompe, mais elle est toujours là, consistante, comme une tâche sinistre gravée sur l’asphalte. Vivante. Patiente.

Regardez-la bien.

Don’t blink … (\o/)

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Midnight[brain]train

by admin on sept.05, 2009, under Bouillie informe

Plusieurs choses sur la route ces derniers temps, un pansement de prise de sang qui semblait flotter au dessus du sol, sur le bras nu d’un cycliste,  une feuille qui se met à tomber à un moment ou ça ne semble véritablement pas logique, un procédé d’oursification avancé et résolu effrité par la soudaine apparition d’une petite touillette, et puis des interrogations sur les choix, les poissons qui se frôlent,  et la pertinence ou non du chemin qui débute. Reste encore cette dernière chose lue dans le train juste avant de sombrer dans le sommeil : la lecture, pas le livre, mais la lecture, sublime-telle la vie, est-elle sublimée par la vie, n’est-elle que le résidu de compréhension qui émane d’une expérience anticipée ou accomplie par le lecteur lui même?  Alberto Manguel  donne sa réponse, plus ou moins, et je ‘m’excuse platement de la réduire en la retranscrivant ici  (ben oui ma petite dame, il écrit des livres, il fait donc partie des strates supérieures de l’univers ! Oui oui, c’est une strate, pas un être humain, une strate.  ! ) . Il décrivait combien ses lectures, étant jeune, lui faisait office d’expérience avant expérimentation réelle, et que tout lui semblait ensuite déjà vu, moins profond, ou simplement moins vivant. Sartre d’ailleurs semble avoir eut le même sentiment (j’irai vérifier quand ma pile aura diminuée). Mais  une fois que son savoir et son expérience de la vie se sont étendues, ce sentiment à disparu. Il glisse même que la réalité du toucher de son amant surpassait tout ce qu’il avait pu lire dans les livres(sans pour autant réduire son attrait pour eux), ce fait ‘n étant qu’un exemple concret pour mieux décrire un phénomène qui s’étend à tout le reste de son vécu.

Je ‘n’arrive absolument pas, malgré toute la modestie que j’éprouve face à des auteurs capable de réalisé des écrits cohérents  et qui transpirent l’étendue de leur savoir et Connaissance (et surtout ma forte tendance à avaler béatement toutes les  idées qui en tombent pour nourrir mon triste cerveau atrophié), à me sentir d’accord avec ça pour le moment.  Cette marque d’immaturité est en totale friction avec le sentiment de régresser d’un point de vu scolaire, sentiment qui ne repose d’ailleurs sur rien puisque rien n’a réellement commencé.  Et tout ça, ça me donne mal au ventre.

Donc toute cette bouillie de fausses reflexions, comme je suis un peu stressée, j’ai envie de la balancer dans le vide. (je me suis retenue d’écrire the Void) C’est chose faite ouf, ça va mieux ! (The Void.. j’aurai mieux fait de l’appeler comme ça, mon con de blog)

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« Ca a fait schboum là dedans »

by admin on août.30, 2009, under La Panique

Aïe ….foutu déchirement musculaire… le gros rouge là qui pompe et cogne… aïe aïe aïe…

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Les carillons

by admin on août.03, 2009, under Dans les lezardes

Première observation, les carillons.

Quoi que vous fassiez, vous ne pouvez PAS faire taire un carillon. Vous le heurtez légèrement, et comme balancé par un vent invisible, le carillon s’agite, la petite perle de métal se cogne contre les petites notes en forme de barres argentées, et la musique, sans s’élever, s’enroule autours d’elle même. Vous Le serrez alors dans votre main, les sons s’étouffent. Vous pensez que plus un bruit ne subsiste, mais les tintements se poursuivent en écho dans votre tête. Vous n’y pensez peut être pas sur le moment, mais vous verrez, c’est exactement ce qui  se passe. Et quand vous relâchez le carillon, le plus doucement possible,  la musique continue de pleuvoir, à tâtons certes, mais à pleuvoir quand même, dans l’espace. D’autant plus que je suis d’atmosphère colérique.

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Vide Spirituel Intersideral

by admin on août.03, 2009, under Vide spirituel intersideral

J’ai plusieurs buts. Ou plutôt,  je n’en ai aucun, ma tête est aussi vide qu’une coquille neuve. Déjà, un constat: j’adore les langues d’Asie, leurs sonorités, leur grammaire, leur complexité dans la maigre mesure toutefois de mes connaissances.

Ainsi donc, je suis allé étudier l’une des plus accessibles pour moi, spatialement et affectivement parlant: le japonais. Et puis voilà, je n’ai fait que ça. J’ai arrêté de lire, ‘j’ai arrêté de jouer, j’ai arrêté de penser. Je n’ai fait que du japonais. Le Japonais a contribué à la désertification totale du peu de matière intellectuelle qui occupait vaguement mon très modeste cerveau. Mon esprit est devenu stagnant, comme la mousse qui se multiplie au fond de la théière qui est toujours par terre à côté de mon bureau. Mon cerveau est de la mousse fongique de thé.

Une fois mes études comprimées, émiettées  et balancées lamentablement hors de mon cerveau, il m’est apparu d’autres constats:

1. J’avais (j’ai repris) arrêté de lire: je ne sais plus écrire. Plus d’orthographe, un vocabulaire aux contours flous, réflexions stagnantes.

2. J’avais arrêté de lire: je ne sais plus écrire. En vérité, je ne sais PAS écrire. Je suis l’exemple le plus flagrant de vide littéraire le plus spectaculairement plat de tout l’univers. Preuve en est que je CROYAIS que je savais UN PEU écrire. En fait, je ne sais pas. Pourquoi?  Je n’en sais rien. Je mets ça sur le compte de la mousse de mon cerveau. Pas de style, pas de plume, et surtout pas d’intelligence. J’ai honte quand ma voix s’élève en public. Mais j’essaie quand même d’écrire.

DONC, tel le principe de la grammaire japonaise de la trompe communicante de l’éléphant, dont je ne me rappelle plus l’histoire exacte, je vais retourner le sablier, vider le vide et en faire un plein. Je vais lutter pour récupérer mon vocabulaire, expectorer le rien pour libérer quelques cases dans mon débile, au sens premier, mon débile disais-je cerveau. Et donc, quel est le meilleur moyen de balancer du vide: un blog. Je vous invite à me corriger, que ce soit du point de vue du vocabulaire, du français, ou de la vulgarité totale de mes réflexions triviales.

Je vais parler de tas de choses, qui ne seront que du rien.

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