Elle Elle elle elle elle
Peut être aussi bien elle, ou Elle… pourquoi quelqu’un d’aussi sinistrement insignifiant qu’elle puisse me revenir de façon récurrente, alors qu’ Elle vient par bouffées et ne mérite pas d’être minimisée par « elle »… alors « elle » sera juste elle..
ne parlons que d’elle. La mauvaise elle. La belle elle, la douce elle, l’empoisonnée la perverse la salope l’ange la tendre elle, elle elle elle. je la vois. encore. Dans un reflet, la teinte que quelques mèches de cheveux l’instant furtif de l’ombre qui passe. Dans la taille, petite taille douce taille, petite douce petite… taille, mais furtif, personne, jamais n’est comme elle, elle même, ce n’est plus elle… je la hais pour ça, la pauvre, victime d’elle, le regard fuyant sur le quai de la gare « bon, je vais vers l’avant ».. oui, tu n’es plus elle, tu es toi, je n ‘aimais pas ce toi là, mais je haïssais elle.
parfois, souvent, insignifiante, elle n’a pas, plus tant d’importance, non, mais parfois, une montée de venin, celui qu’elle a distillée, celui qu’elle à infiltré dans mon cou, une après midi, contre le mur blanc , blanc blanc, et j’ai frémi frémi frémi… tout mon corps s’est arrêté…
Je vois des photos d’elle, et je pleurs, pas mes yeux, mais je.
Peut être qu’il reste un caillot. Dans mon sang, il voyage, et une fois de temps en temps, il croise mes yeux. Pourtant le cœur est sain, maintenant, aucun doute. La raison, aussi, vague nostalgie peut être. C’est vraiment malgré moi, vraiment, vraiment… Alors peut être, tout cracher, expulser, aspirer, recracher, et demain, le soleil, le jour, avoir vraiment honte.Vaccinée. paf. Ou alors, peu importe, dans le fond, ce n’est qu’un souvenir, qui s’est installé, elle éparpillée un peu partout, et les fragments dérisoires parfois s’harmonisent. Peu importe. Déjà, je me sens mieux. Tout ça pour elle. Tout ça pour ça. Alors qu’ Elle…peu importe.



